Di Fretto, L’instinct de la matière
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D’origine italienne par son père et polonaise par sa mère, Aurélie Fretti grandit dans un village de l’Est de la France, au cœur de communautés populaires italiennes, modestes mais débordantes de joie. Ce double héritage culturel irrigue profondément son imaginaire, entre générosité, mémoire et attachement au vivant.
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Longtemps, Aurélie évolue dans la publicité à Paris. Mais chez elle, tout commence véritablement par un déplacement intérieur. Une rupture silencieuse, presque nécessaire. Autour de la quarantaine, la maternité agit comme un révélateur. Elle quitte alors la vie urbaine pour s’installer dans un environnement plus sauvage, d’abord en lisière de la forêt de Rambouillet, puis plus tard dans le Luberon. L’isolement, le ralentissement, la proximité avec la nature : autant de secousses qui l’obligent à se réinventer.
« Je n’avais plus le choix que d’y consacrer… ma vie. Suis-je dramatique ? Simplement italienne », confie-t-elle avec humour. Ce qui n’était qu’un loisir devient vital. Sans formation académique, elle découvre instinctivement la céramique, puis élargit son champ d’exploration en travaillant aux côtés de tailleurs et de sculpteurs sur bois et pierre. Très vite, elle comprend que ce geste n’est pas seulement une pratique, mais un véritable langage.
Sa toute première pièce est un pied, « un peu maladroit, mais plein de sincérité », il devient un symbole fondateur. « Ces heures passées dessus, comparables à une méditation, m’ont permis de comprendre que, non seulement j’aimais sculpter, mais que cela me permettait d’être moi-même.»
Longtemps, Aurélie évolue dans la publicité à Paris. Mais chez elle, tout commence véritablement par un déplacement intérieur. Une rupture silencieuse, presque nécessaire. Autour de la quarantaine, la maternité agit comme un révélateur. Elle quitte alors la vie urbaine pour s’installer dans un environnement plus sauvage, d’abord en lisière de la forêt de Rambouillet, puis plus tard dans le Luberon. L’isolement, le ralentissement, la proximité avec la nature : autant de secousses qui l’obligent à se réinventer.
« Je n’avais plus le choix que d’y consacrer… ma vie. Suis-je dramatique ? Simplement italienne », confie-t-elle avec humour.
Ce qui n’était qu’un loisir devient vital. Sans formation académique, elle découvre instinctivement la céramique, puis élargit son champ d’exploration en travaillant aux côtés de tailleurs et de sculpteurs sur bois et pierre. Très vite, elle comprend que ce geste n’est pas seulement une pratique, mais un véritable langage.
Sa toute première pièce est un pied, « un peu maladroit, mais plein de sincérité », il devient un symbole fondateur. « Ces heures passées dessus, comparables à une méditation, m’ont permis de comprendre que, non seulement j’aimais sculpter, mais que cela me permettait d’être moi-même.»
BABKA, UNE PIÈCE EMBLÉMATIQUE
Le travail d'Aurélie Fretti se distingue par une liberté de geste et de matière. Elle peut aussi bien couler de la résine mêlée à de la poudre de marbre, de bronze ou d’aluminium, qu’attaquer une souche à la tronçonneuse pour lui donner la forme d’une torsade monumentale. De cette approche naît notamment la Babka, pièce emblématique baptisée en hommage aux brioches polonaises de son enfance : une œuvre organique, généreuse, devenue sa signature.
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Dans son processus créatif, Aurélie Fretti revendique une notion essentielle : celle du « presque ». L’imperfection, longtemps perçue comme un échec, devient un espace de liberté. Le raté ouvre, transforme, enrichit.
L’Italie constitue une autre source d’inspiration majeure. Le retour au corps de l’Antiquité s’exprime dans une statuaire qu’elle projette dans un univers contemporain. Les bas-reliefs romains deviennent des appliques murales, tandis que certaines pièces, comme la lampe Upside Down, évoquent les vases siciliens mais renversés, en pleine crise identitaire, la tête devenue source de lumière, symbole de vie. Son rapport au corps est également central. Corps physique engagé dans l’effort, mais aussi corps sensible, traversé par l’émotion.
"Tout découle du corps, et par élargissement, de la nature".
La trajectoire d'Aurélie prend un tournant décisif avec sa rencontre avec Chiara Colombini en 2024. À cette époque, Aurélie Fretti travaille encore dans un petit atelier, habitée par le doute. « Chiara a perçu une force sensible dans mes pièces, là où moi je doutais encore. » Ce regard agit comme un déclencheur. Une première exposition à Paris suivra, marquant son entrée dans un cercle plus professionnel.
Dans son processus créatif, Aurélie Fretti revendique une notion essentielle : celle du « presque ». L’imperfection, longtemps perçue comme un échec, devient un espace de liberté. Le raté ouvre, transforme, enrichit.
L’Italie constitue une autre source d’inspiration majeure. Le retour au corps de l’Antiquité s’exprime dans une statuaire qu’elle projette dans un univers contemporain. Les bas-reliefs romains deviennent des appliques murales, tandis que certaines pièces, comme la lampe Upside Down, évoquent les vases siciliens mais renversés, en pleine crise identitaire, la tête devenue source de lumière, symbole de vie. Son rapport au corps est également central. Corps physique engagé dans l’effort, mais aussi corps sensible, traversé par l’émotion.
"Tout découle du corps, et par élargissement, de la nature".
La trajectoire d'Aurélie prend un tournant décisif avec sa rencontre avec Chiara Colombini en 2024. À cette époque, Aurélie Fretti travaille encore dans un petit atelier, habitée par le doute. « Chiara a perçu une force sensible dans mes pièces, là où moi je doutais encore. » Ce regard agit comme un déclencheur. Une première exposition à Paris suivra, marquant son entrée dans un cercle plus professionnel.
S‘ANCRER POUR MIEUX CRÉER
Aujourd’hui, dans le Luberon, Aurélie poursuit sa recherche dans un environnement qui a profondément transformé son rapport au temps et à la création. « Ici, le temps s’est dilaté. » La lumière y révèle les volumes, accompagne le geste, nourrit son travail souvent de manière inconsciente. « Une évidence immédiate, presque viscérale. Le lieu portait déjà une énergie brute, une force silencieuse. »


Chaque pièce devient alors un fragment d’elle-même. Une exploration instinctive où coexistent sensualité et brutalité, force et fragilité. « Mon travail dit ma part sauvage. » Le doute, loin d’être un frein, reste moteur, maintenant une tension essentielle.
A la première collection Babka - devenu iconique - vient s'ajouter la toute nouvelle collection Drappegio.
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